26.08.2009
Cécile Duflot tête de listes aux élections régionales
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Cécile Duflot a annoncé mardi qu'elle sera tête de liste écologiste en Ile-de-France dans le cadre des élections régionales de 2010. Contactée par leJDD.fr, la patronne des Verts détaille son choix.
Vous mènerez une liste écologiste aux élections régionales. Avez-vous hésité avant de vous lancer?
Oui, j'ai hésité, ce n'est pas un mystère. Les politiques ne sont pas des machines. Avant de me décider, j'ai dû prendre en compte des considérations personnelles et familiales. Par ailleurs, j'étais très attachée au fait que ma désignation (qui doit encore être validée par les Verts et Europe Ecologie, ndlr) fasse l'objet d'un consensus, pour que ma candidature ait un sens. Je me suis donc décidée au dernier moment, au cours de nos Journées d'été organisées la semaine dernière à Nîmes. Ce fut un moment très particulier, très prenant, durant lequel j'ai pu vérifier que la dynamique d'Europe Ecologie va se poursuivre. C'était pour moi pour le plus important, plus que mes objectifs personnels.
Sur le fond, quel est le sens de votre candidature?
Ma candidature découle de la nécessité de réaffirmer que l'écologie, c'est maintenant. Il y a urgence à agir et nous devons mettre en œuvre sans tarder toutes les solutions de l'écologie politique, au niveau environnemental, mais également au niveau social.
Quid de Jean-Vincent Placé, actuel leader des Verts au Conseil régional, et qui avait fait acte de candidature?
Il fait partie des gens qui étaient effectivement candidats mais qui soutiendront ma candidature. Il l'a dit publiquement. Par ailleurs, il y a en Ile-de-France une équipe sortante très experte, avec une vraie connaissance des dossiers, sur laquelle je vais bien évidemment m'appuyer.
Quel bilan tirez-vous de la collaboration Verts/PS dans les régions dirigées par la gauche?
Il est nuancé selon les régions et les personnalités qui animent ces majorités. En tout état de cause, il nous semble aujourd'hui important de revivifier le débat politique et de montrer ce qu'est un véritable projet d'écologie politique pour les régions.
C'est ce qui justifie votre décision de présenter des listes autonomes dans chaque région?
C'est ce qui s'appelle la démocratie, tout simplement…
Comment réagissez-vous quand on dit qu'Europe Ecologie a lancé toutes ses "stars" dans le bain des européennes et qu'il ne reste plus grand monde pour mener le combat des régionales?
Je dis: "Vous verrez bien!". Même si cela n'apparaît pas évident à certains, de nouvelles personnes vont émerger. Des gens certes moins connus mais qui apportent toute leur richesse dans le cadre de notre dynamique. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les candidats qui seront choisis pour les régionales auront des parcours aussi variés que ceux que nous avons présenté aux élections européennes.
Certes, mais médiatiquement, les Bové, Joly ou Cohn-Bendit risquent de manquer durant la campagne…
Je ne suis pas directrice de casting! Vous savez, si nos candidats ont été très forts durant la campagne européenne, c'est parce qu'ils faisaient d'excellents futurs députés européens. Ils n'ont pas été choisis parce que cela faisait joli sur la photo. En outre, dans le cadre des élections régionales, il est important pour nous de prouver qu'il existe une relève aux gens que vous avez cités. Et je peux vous dire que cette relève existe bel et bien.
"Avec le PS, nous ne sommes pas dans une logique de rapport de force"
Au niveau du calendrier, vous vous déclarez candidate juste avant l'université d'été du PS…
(elle coupe). Cela n'a strictement rien à voir. Avant de devoir me prononcer, j'avais négocié avec mes amis de prendre deux jours de réflexion privée après nos Journées d'été. C'est ce que j'ai fait. Cela n'a rien à voir avec le planning des uns et des autres. Avec le PS, nous ne sommes pas dans une logique de rapport de force, ce n'est pas notre objectif.
Vous assisterez en fin de semaine à l'université d'été du PS à La Rochelle. Ne craignez-vous pas un accueil houleux?
Non, bien au contraire. Je suis très heureuse de rencontrer les militants socialistes afin de leur expliquer directement - et non par le biais de la presse qui fait souvent des raccourcis - quelle est notre démarche et quel est notre état d'esprit. Je veux leur montrer quel est le projet de l'écologie, pourquoi on pense que notre mode de développement a trouvé ses limites mais aussi qu'il faut refonder une nouvelle façon de faire de la politique, sur des alliances différentes.
Sur les alliances justement, que vous inspire l'idée d'un grand arc allant du Modem jusqu' à la gauche de la gauche en passant par les écologistes, comme cela a été esquissé récemment?
J'ai une réponse très claire: la question des alliances - ou celle des primaires à gauche d'ailleurs - est secondaire par rapport à celle du projet. Des alliances, OK, mais pour décider quoi et pour aller dans quelle direction? Si nous ne sommes pas d'accord entre nous sur les grands sujets de fond (sur la conversion écologique de l'économie, sur les transports, sur la croissance ou sur le mode de développement) alors le débat sur la tactique est vain et même affligeant finalement.
11:40 Publié dans Elections Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
Les Verts et Europe-Ecologie ouvrent jeudi le bal des Universités d'été
De Julie DUCOURAU (AFP)
PARIS — Les Verts, qui fêtent cette année leur 25e anniversaire, ouvrent jeudi à Nîmes leurs Journées d'été avec l'objectif, dès les régionales, de "continuer en mieux" le rassemblement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, un "Objet politique non identifié en devenir".
Après le succès aux européennes d'Europe-Ecologie (16,28%) constitué autour des Verts, de José Bové et des proches de Nicolas Hulot, il s'agit de "continuer en mieux, aux régionales et voir plus loin aussi", explique à l'AFP, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui doit ouvrir jeudi matin trois jours "festifs et studieux" où plus de 1.500 personnes sont attendues (20% de plus qu'en 2008 à Toulouse).
La conférence-phare se tient jeudi soir autour de la numéro un Verts, de la vedette des européennes Daniel Cohn-Bendit, des eurodéputés José Bové, Eva Joly et Yannick Jadot, du PS Eric Loiselet (pôle écologique) et de la députée PRG de Guyane Christiane Taubira, courtisée par les écologistes pour les régionales de mars 2010 après les avoir soutenus aux européennes.
"Si jamais je vais aux régionales, j'ai mon parti (Walwari) et je n'ai pas besoin d'étiquette nationale", a expliqué à l'AFP Mme Taubira qui milite pour "la construction d'une alternative à gauche" mais "ne souhaite pas passer d'une chapelle à une autre".
Depuis les européennes, Europe-Ecologie a déjà enregistré l'arrivée de Bruno Rebelle (ex-PS) mais Martine Billard a quitté les Verts pour le Parti de gauche.
Antoine Waechter (Alliance écologiste indépendante, 3,7% aux européennes) se dit, lui, "favorable à un accord" pour les régionales à condition notamment d'obtenir cinq à six têtes de listes.
"On n'est pas dans une démarche de troc, ni avec Antoine Waechter, ni avec les socialistes", répond Mme Duflot qui sera à l'Université d'été du PS à La Rochelle samedi 29 août. M. Cohn-Bendit se rendra au pôle écologique du PS la veille en Gironde.
Les "écolos" ont déjà prévu de présenter des listes autonomes dans l'ensemble des 22 régions au premier tour. Les listes qui devraient être connues fin novembre "auront de l'allure", assure un responsable Vert pour qui il ne faut pas "faire croire que la gauche plurielle est l'avenir du monde".
Dans une tribune à Mediapart, l'ex-ministre Dominique Voynet estime d'ailleurs que les socialistes ne peuvent "plus résumer l'union de la gauche à l'alignement de tous sur le projet d'un seul".
Sur le programme des Journées d'été, Europe-Ecologie est qualifié d'"Objet politique non identifié en devenir". "Au départ c'était une boutade mais ça correspond bien", confie Mme Duflot pour qui il faut une "force d'écologie politique nouvelle, inventive".
A la tête depuis bientôt trois ans d'un parti créé en 1984, Mme Duflot souligne qu'"à 25 ans, on se lance dans la vraie vie".
Balayant l'idée d'une disparition des Verts (8.000 adhérents) au profit d'Europe-Ecologie (réseau de 13.000 membres), elle évoque la "théorie du homard" : "on évolue en muant, il ne s'agit pas de tout changer".
Pour Pascal Durand, proche de M. Hulot, "il faut que les associatifs se sentent à l'aise dans un mouvement plus politique sans en être otage" et sans que "ce mouvement ne nuise à la pérennité des Verts".
Des comités régionaux vont être mis en place pour en débattre et la création d'un "think tank" est évoquée mais M. Durand refuse les "colloques à répétition" que la gauche a tenus "pendant trente ans".
Dans une interview à Sud-Ouest, "Dany" estime que "le processus aboutira à quelque chose de nouveau, dans un an au plus tôt"
11:18 Publié dans Europe Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.06.2009
Face à la lente agonie du Grenelle les députés Verts s'abstiennent
A quelques heures du vote sur le projet de loi de mise en oeuvre du Grenelle, les députés Verts ont décidé de s'abstenir.
Le succès médiatique du film Home de Yann Arthus-Bertrand et le succès politique des listes Europe écologie aux élections européennes ont montré une fois de plus que l'écologie constituait une préoccupation majeure pour les Français.
Hélas, tournant le dos aux engagements du Grenelle, la majorité UMP et Nouveau Centre au Sénat et à l'Assemblée nationale ont soutenu et adopté des amendements qui ont consisté à raboter et à réduire l'ambition initiale du texte.
Yves Cochet, député Vert de Paris, qui a défendu une centaine d'amendements, déplore de nombreuses orientations inacceptables :
Les niveaux de performance exigés pour la rénovation thermique et la construction des logements ont été très nettement abaissés. La taxe poids lourds est affaiblie, les centrales à charbon sont relancées, les pesticides bénéficient de dérogations pour échapper aux objectifs de réduction, les projets d'autoroutes sont confirmés, le nucléaire qui est passé sous silence.
Comme les députés Verts le craignaient, la montagne du Grenelle a accouché d'une souris.
Les députés Verts demandent au gouvernement de se ressaisir et de revenir aux engagements initiaux du Grenelle de l'environnement lors de l'ultime lecture au Sénat.
En l'état actuel, les députés Verts considèrent que le projet de loi n'est plus en mesure de répondre à l'urgence écologique et par conséquent, s'abstiendront.
10:35 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

