09.08.2008

2 - Une politique des transports

C’est une évidence : la ville n’a pas été créée pour les seules voitures. Désormais, les transports participent grandement à la pollution de l’air et sont pour bonne part dans les émissions de gaz à effet de serre..

Outre les nuisances sonores qu'ils gênèrent, ils ont un impact sur notre santé. La ville, où il fait bon vivre, c’est d’abord la ville où l’on aime se déplacer et circuler librement , la ville où le droit des piétons, des vélos, et pourquoi pas des rollers est respecté. Une politique d’aménagement de la commune doit favoriser davantage les transports collectifs et le développement des véhicules alternatifs.

Cela doit également passer par:

•    Un contrôle plus rigoureux des poids lourds en ville.
•    Un contrôle renforcé de la vitesse en ville et le respect des règles de bonne conduite.
•    Une zone piétonne en accord avec les commerçants et les conseils de quartier en premier temps en centre ville et à certaines périodes de la semaine et du week-end.
•    Un développement et une protection renforcée des axes de circulation des transports en commun, en site propre quand c’est possible.
•    La gratuité des transports pour les chômeurs et les jeunes de moins de 20 ans.
•    La densification des réseaux de bus, l’augmentation des fréquences en soirée et l'adéquation des véhicules de transports aux besoins réels en capacité (transport à la demande, navettes entre les gares RER, RATP et les établissements scolaires, les entreprises, etc.).
•    La promotion de l’utilisation de la bicyclette, notamment par la mise en place des réseaux verts et la création de véritables pistes cyclables, en site propre mais sinon utilisation rationnelle des pistes cyclables en tenant compte de la taille des trottoirs et de l’espace automobile.
•    Continuer les travaux de la commission extra municipale du Plan Communal de Randonnées devenue Plan communal des circulations douces et le développement encore plus volontaire et la mise en valeur des zones piétonnes, chemins, passerelles piétons par l’entretien et la signalétique appropriée.
•    La généralisation des accompagnements scolaires par lignes de piétons (pédibus) et la mise en place d’un PDE  (Plan de Déplacement d'Entreprise), incluant le personnel municipal, qui consiste à mettre en oeuvre un éventail de mesures de transports alternatifs à la voiture individuelle, pour les déplacements liés aux activités professionnelles.
•    L’aménagement de parkings adaptés pour décongestionner les voies de circulation et faciliter le commerce de proximité sans avoir recours au bétonnage massif.
•    La rationalisation du Parc Automobile Municipal par l'utilisation de" carburants propres" (véhicules à moteurs hybrides, gaz naturel et GPL).
•    L’amélioration des dessertes des gares RATP et la signalétique urbaine avec temps de trajet à pied vers les écoles, la mairie, la sous-préfecture, les écoles de musique, etc..
•    La mise en place sur le site Internet de la ville d’une incitation, puis d’un service de covoiturage et une réflexion plus rationnelle des transports communaux: flotte de vélos pour les petits déplacements comme les exemples à La Rochelle, Lyon et Paris récemment..
•    L’installation d’arceaux de stationnement aux abords des mairie, églises, écoles, collèges.
•    Ponctuation des mesures pérennes par des campagnes de sensibilisation en mettant véritablement en place « Ville sans ma voiture » et la sensibilisation à la ville partagée par tous (handicap, jeunes mères de famille avec poussettes, etc.).
•    Lutte contre la pollution lumineuse et le gaspillage d’énergie électrique en améliorant l’efficacité lumineuse de l’éclairage urbain, l’utilisation encore plus systématique de basse consommation en graduant l’éclairage suivant les périodes nocturnes et restreignant les lumières de façade, supprimant l’éclairage par le sol, en particulier l’éclairage des plantes comme sur la place de la victoire…

07.08.2008

3 - Une propriété à une écologie de proximité

L’écologie de proximité est à la fois un enjeu économique et un choix entre plusieurs priorités. Il s’agit d’orienter l’action de la commune en instituant un "Plan Municipal d’Environnement "afin de redonner au citoyen la maîtrise de son environnement quotidien.
Ces plans verts locaux devront respecter les principes énoncés par la Charte associée à ces plans et tenue à jour par le Ministère de l’Environnement.

•    Mise en place d’une Agence de l’environnement, outil indispensable en intercommunalité, et qui aura pour rôle le développement durable de la maîtrise de l’énergie et des énergies alternatives.
•    Mise en place d’une restauration Bio en travaillant sur les menus (équilibrer le pourcentage de produits animaux au profit de diversification de protéines végétales (céréales + légumineuses), le recours à des réseaux de producteurs bio locaux (à l’instar des AMAP), du commerce équitable et trouver progressivement des alternatives à la seule « solution des sociétés de restauration + liaison froide » qui a cours actuellement.
•    Mise en place d’une commission locale du développement durable pour élaborer un plan municipal d’environnement et d’une charte locale de développement durable.
•    Tenue d’un cahier des charges des bonnes pratiques environnementales, à l’intention des services municipaux et des habitants .
•    Entretien de l’espace public sans aucun recours aux produits phyto-toxiques.
•    Aller jusqu’au bout des projets d’aménagement des Espaces Naturels Sensibles (notamment celui sur les bords de l’Yvette).
•    Engagement de la municipalité quant à l’implantation d’activités industrielles propres : HQE pour toutes les entreprises sur le plateau, incluant les nuisances induites (transport, etc.)
•    Requalification des zones urbaines par l’intégration dans les plans d’urbanisme d’un seuil minimum de 20% d’espaces verts pour toutes les nouvelles constructions.
•    Reconquête du paysage urbain dans les quartiers, par le renforcement des coulées vertes et la création d’un réseau vert reliant tous les lieux de vie et de nature
•    Développement et renforcement de la politique du tri des déchets auprès des PME, PMI, des quartiers, des cantines scolaires, des commerçants.
•    Renforcement de la lutte contre les pollutions par la création d’une déchetterie.
•    Lutte contre le gaspillage énergétique dans les locaux publics et dans l’habitat relevant de la commune : mise en place d’un Plan Communal de Maîtrise Energétique avec l’aide de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et de l’ARENE précédemment citée.
•    Possibilité de mesure des pertes énergétiques des bâtiments par visualisation en utilisant la thermographie infrarouge (technique d'investigation des pertes énergétiques par captage des radiations électromagnétiques des objets en les transformant en une image couleur appelée thermogramme).
•    développement des énergies renouvelables en Ile de France : possibilité d’éoliennes sue le plateau de saclay, solaires, photovoltaïques, cogénération, biogaz, bois, géothermie ou puits canadiens.
•    Eau : Re appropriation de la gestion de l’eau par une participation active au SEDIF (Syndicat des Eaux d’Ile de France) afin de tendre vers une gestion communale de l’eau.
Poursuite des contrats eaux vives, réouverture de la Bièvre, qualité de l’eau
49) objectif qualité 2 pour toutes les rivières d’Ile de France. Reconquérir la nappe phréatique un plan pour y faire baisser le taux de pesticides et de nitrates. Revoir et relancer le Plan Régional des Prévention des Risques d’Inondations PPRI : il est urgent de relancer ce dossier en utilisant l’expertise des associations comme Ardy. Intégrer des mesures contre la bitumisation des sols dans les bassins versants (diagnostics des zones urbaines denses et semi-denses). Extension des zones inconstructibles en bord de rivières, et réouverture de prairies inondables.
•    Air : Utilisation des services et équipement d’Airparif
Possibilité de mesure + revoir à la hausse les objectifs du Plan Régional pour la Qualité de l’Air : s’attaquer à la pollution de fonds en contractualisant avec les entreprises dont les aéroports et ADP pour la pollution au kérosène. Pas de nouvelles autoroutes ni doublement du RD36 Promotion du covoiturage par des aides aux associations de covoiturage.
Diffusion immédiate des mesures de pollution atmosphérique. Utilisation des plantes à bio-indicateurs.
•    Bruit Passer à une deuxième phase plus active du Plan Municipal contre le Bruit en réactivant les commissions extra municipales et par de véritables mesures de prévention (sensibilisation du public jeune) et de verbalisation après campagnes préventives (respect des normes de bruits des 2 roues). Demander à la Région de prévoir un plan d’isolation phonique des autoroutes voies rapides, couloirs aériens et lignes ferroviaires…
•    Déchets Poursuite des contrats terres vives du SIOM, pousser à un plan de développement du tri sélectif et plan de réduction à la source du volume et de la nature des déchets avec un plan de développement éco-industriel pour le recyclage et la valorisation des déchets.
•    Faire de la ville un territoire sans OGM (se battre sur le terrain juridique, d’autres communes l’ont fait).

06.08.2008

4 - Une volonté locale en matière d’emploi

La lutte pour la création d’emplois est une priorité de la commune. La ville doit montrer l’exemple en matière de développement des emplois de proximité et d’organisation du travail.

Elle doit favoriser:
•    La création d’entreprises nouvelles et permettre le déploiement d’entreprises d’insertion répondant aux besoins de nos concitoyens : le développement des PME et « l’incubateur de pousses nouvelles » est du ressort de l’intercommunalité pour autant la ville a un rôle en privilégiant le tissu local dans la réponse à ses clauses d’appel aux marchés publics à plus forte raison lorsque celui-ci est compétitif.
•    L'attribution de 20% des emplois municipaux (nouveaux et remplacés) à des jeunes de moins de 25 ans et à des chômeurs de plus de 50 ans.
•    L'incitation au développement des emplois de proximité en liaison avec les associations et entreprises d’insertion ou intermédiaires, soutien aux structures d’insertion ou de réinsertion.
•    L'extension des formes d’aides aux chômeurs, groupes de recherche d’emploi, lutte contre l'illettrisme et alphabétisation, véritables moyens matériels mis à leur disposition.