17.03.2009
Un Bruxelles de l'emploi pour sortir de la crise
1 Des contrats européens de conversion écologique par grands secteurs productif
Du secteur sinistré de l’automobile à celui de l’agriculture, de la machine-outil au bâtiment ou à la chimie, nous ne protégerons pas les travailleurs s’il n’y a pas conversion des activités. La sidérurgie dans les années quatre-vingt a montré que faute de prévoyance, nous avons perdu la bataille de l’emploi. Les milliards de francs de l’époque n’ont fait que reculer l’échéance. Nous ne voulons pas de cet avenir-là. Il faut réorienter toute l’économie vers un autre mode de production, un autre système de transport, un autre aménagement du territoire, une autre agriculture. C'est possible dès maintenant !
2 Dix millions d’emplois “verts” créés dans les cinq prochaines années
En Europe, des millions d’emplois qualifiés, durables et non délocalisables – au moins 500000 en France à court terme – peuvent être créés grâce aux filières écologiques et solidaires. Les énergies renouvelables, l’agriculture paysanne et biologique, la maîtrise de l’énergie, l’écoconstruction, les transports, la réparation, l'artisanat, le recyclage, les services à la personne, la protection des écosystèmes et de l'environnement. C'est possible dès maintenant !
3 Une directive européenne sur la réduction du temps de travail : travailler tous pour vivre mieux
Partager le travail plutôt que de multiplier les heures supplémentaires ou les emplois précaires: la crise remet à l’ordre du jour l'objectif de réduction du temps de travail en Europe. C’est à la fois un gisement d’emplois considérable et une manière d'harmoniser par le haut les politiques sociales européennes. C'est possible dès maintenant !
• Il ne suffit pas de dire qu’il faut interdire les licenciements.
• Il ne suffit pas de financer les pertes des banques.
• Il ne suffit pas de promettre que tout recommencera comme avant…
Il faut construire tous ensemble un plan européen global face à la crise. Un Bruxelles de l'emploi sera la première étape. Il engagera la transition entre deux modèles de développement, l'ancien qui s'éteint douloureusement et le nouveau qui doit naître.
Europe Écologie demande aux responsables de l'Union européenne – Commission, chefs d’État et de gouvernement, Parlement – de convoquer en u r g e n c e u n Br u x e l l e s d e l ’ emp l o i, v é r i t abl e Grenelle à l’échelle européenne. Les solutions écologiques sont aussi les solutions pour l'emploi.
Après le 11 septembre de la finance mondiale, nous sommes entrés dans une récession sans précédent qui s'ajoute à la crise écologique, climatique, énergétique et alimentaire. 90 000 chômeurs de plus en France en janvier et des centaines de milliers d'autres en Europe. Paupérisation et précarité gagnent du terrain jour après jour. Le modèle libéral et productiviste est pulvérisé par les faits.
On ne sortira pas d'une crise d'une telle ampleur avec les idées et les méthodes qui l'ont provoquée, chacun dans son coin, avec des milliards d’euros publics gaspillés pour renflouer telle banque ou tel secteur industriel, sans la moindre contrainte sociale et écologique ni perspective industrielle d’avenir.
On ne trouvera une issue qu'en coordonnant à l'échelle européenne une orientation politique nouvelle : la conversion écologique et sociale de l’économie et la mise en oeuvre d'un autre projet de société. C’est le pari d’une Europe qui protège, en préférant l’intérêt commun au repli sur soi, les citoyens et les salariés aux lobbies industriels et financiers.
Nous avons besoin de solutions durables. Nous avons besoin d’un Pacte européen pour l’emploi fondé sur la régulation écologique et les besoins sociaux. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : les listes Europe Écologie demandent aux responsables de l'Union européenne – Commission, chefs d’État et de gouvernement, Parlement – de convoquer en urgence un Bruxelles de l’emploi, véritable Grenelle à l’échelle européenne. Ce Bruxelles de l’emploi doit rassembler toutes les forces vives de la société européenne : syndicats, associations de consommateurs et d’environnement, mouvements de chômeurs et de précaires, patronat, parlementaires européens et représentants des parlements nationaux, collectivités territoriales… Il aura pour objectif d'élaborer un Pacte européen pour l’emploi, sur la base :
• de la transformation des modes de production industriel et agricole
• de la création de dix millions d’emplois dans les cinq prochaines années
• de la construction d'un bouclier social européen
• d’un contrat sécurité emploi formation pour tous les salariés
10:27 Publié dans Europe Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles de l'emploi, elections européennes, cohn bendit, jadot
09.03.2009
Les élus mobilisés aux cotés des usagers du RER B
Retards en série, manque d’information, fonctionnement aléatoire : comme les autres lignes, le RER B n’est pas exempt de dysfonctionnements. Toute la semaine, les élus de Palaiseau ont donc décidé d’apporter leur soutien aux usagers.
Tous les matins, du 9 au 13 février nous serons présents dans toutes les gares RER afin de remettre aux usagers des questionnaires de témoignage et des « rapports d’incidents ». L’ensemble des témoignages ainsi recueillis sera ensuite transmis à la RATP pour que la dimension des difficultés soit mesurée, que les informations aux passagers soit systématisées et la régularité du trafic rétablie.
Vous pouvez également remplir ces questionnaires dans les points d’accueil de la mairie ou en ligne sur le site Internet de la ville (cliquez ici).
Par ailleurs, lors du conseil municipal du 11 mars, les éluEs Verts proposeront le vote de la motion suivante, pour l'établissement d'un plan d'urgence pour ligne du RER B:
Motion pour un plan d’urgence pour la ligne B du RER
Considérant que les habitants de Palaiseau sont de plus en plus nombreux à être affectés par la dégradation du service fourni sur la ligne B du RER, rendant l’usage de cette ligne aléatoire, ce qui les contraint fortement tant dans leur vie professionnelle que privée,
Considérant que les retards et incidents sont devenus presque quotidiens, en raison de la saturation des infrastructures, d’avaries d’un matériel dégradé et obsolète ou à des anomalies diverses, et que sur les derniers mois, une accélération de ces dysfonctionnements est constatée, se traduisant par des retards conséquents, suppressions de trains, délestages d’usagers, suppression des correspondances,
Considérant que les améliorations en cours sur la ligne B du RER semblent insuffisantes à moyen terme pour répondre à l’accroissement des flux constatés et prévisibles,
Considérant que dans le transfert des compétences du STIF de l’Etat à la Région en 2005, la part du co-investissement de l’état à hauteur de 6 milliards d’euros pour la rénovation du matériel roulant n’a pas été engagée,
Considérant que la RATP s’est engagée dans une démarche contractuelle avec le Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF) sur des objectifs de qualité, que les dysfonctionnements rappelés montrent que ces engagements ne sont pas tenus et que les retards sont devenus insupportables aux centaines de milliers de voyageurs qui en font les frais quotidiens,
Considérant que cette situation encourage et encouragera le recours aux véhicules individuels, sur des axes déjà saturés, en générant de ce fait un accroissement important des nuisances et de l’impact environnemental des déplacements,
Le conseil municipal de Palaiseau
- Demande expressément au Président Directeur Général de la RATP, de prendre les mesures d’urgence pour pallier au dysfonctionnement actuels de la ligne B du RER et d’élaborer un plan de modernisation des équipements, indispensable pour obtenir un service fiable et de qualité sur le long terme ;
- Demande à l’Etat d’apporter les moyens financiers nécessaires à cette modernisation en complément des compensations précédemment allouées ;
- Précise que cette motion sera transmise aux autorités suivantes :
- Monsieur le Secrétaire d’Etat chargé des Transports
- Monsieur le Président du Syndicat des Transports d’Ile-de-France
- Monsieur le Président Directeur Général de la RATP
13:58 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rer b
05.02.2009
Conseil municipal: le plateau de saclay au coeur du débat
Hier soir, lors de la séance du conseil municipal, les élus de la majorité municipal ont débattu d'une motion présenté par l'ensemble des éluEs Verts, PS, PC et PRG, relative à l'organisation du débat public sur le projet d'aménagement du Plateau de Saclay.
Vous trouverez ci dessous le texte de la motion discutée ainsi que le texte de l'intervention de Michel Rouyer, Maire Adjoint chargé de l'aménagement durable.
Motion pour la demande de saisine du projet d’OIN du Plateau de Saclay par la Commission Nationale du Débat Public, proposée par la majorité municipale
Le plateau de Saclay est un territoire exceptionnel mais fragile. Tout projet d'aménagement doit respecter ce qui fait sa qualité, c'est à dire l'équilibre entre le développement d'un pôle de recherche, la préservation de l'environnement, le maintien de l'activité agricole et les besoins des habitants du territoire et des vallées environnantes.
C'est pourquoi nous demandons un moratoire sur les projets d'aménagement et l'organisation d'un débat public au sens de l’article L 121-10 du Code de l’Environnement, qui prévoit la possibilité d’organiser des débats sur des options générales en matière d’environnement ou d’aménagement.
Ce n'est qu'après avoir discuté sur cette "philosophie générale" de l'aménagement du plateau qu'il sera possible de proposer un projet cohérent. Le Conseil Municipal de Palaiseau réuni le 4 février 2009 demande donc à l’Etat de saisir la Commission Nationale du Débat Public en vue de la tenue d’un tel débat.
Face aux dernières annonces de Christian Blanc et à la lecture du projet de loi de création de l'établissement Paris Saclay, le vote de cette motion nous parait d'autant plus important et urgent.
Intervention de Michel Rouyer, Maire Adjoint chargé de l'aménagement durable:
"Face aux dernières annonces de Christian Blanc et à la lecture du projet de loi de création de l’établissement Paris Saclay, le vote de cette motion nous parait d’autant plus important et urgent.
Faut-il encore le rappeler, le projet d'aménagement de M. Blanc remet en cause la réflexion et le travail menés par les élus, les habitants et les associations depuis de nombreuses années. Remise en cause du Schéma directeur d'Ile de France, décisions unilatérales, projets d'aménagements élaborés sans aucune concertation…
Ce soir, en votant cette motion nous disons STOP à cette pratique d'un autre temps et au mépris du secrétaire d'état envers les acteurs du territoire.
Le projet de loi ne fait que renforcer nos inquiétudes quant à l'avenir du Plateau. La création de l'Etablissement Public Paris Saclay – l'EPPS – pour mener à bien les opérations d'aménagement s'inscrit dans la continuité de l'action menée par le gouvernement : l'état décide, les collectivités assistent et se voit dépourvues de leurs compétences, voire se voient contraintes à financer des projets comme l'a proposé Christian Blanc, projets d'aménagement et de transport sur lesquelles elles n'ont plus grand chose à dire !
La simple lecture du projet de loi en témoigne :
- article 2 : l'EPPS s'arroge des compétences dans tous les domaines d'aménagement (y compris en matière d'urbanisme et de politique environnementale). Il exerce le droit de préemption et d'expropriation à la place des communes ;
- article 3 : le conseil d'administration de l'EPPS compte 6 représentants des collectivités sur 17 membres. La voix des collectivités est marginale. Aucuns représentants des usagers, salariés, habitants, des associations ne sont prévus ;
- article 11 : l'EPPS prend la main en terme de définition des objectifs d'aménagement, ainsi que sur l'organisation et la définition des modalités de concertation. Considérant les conditions de création de l'EPPS, ses prérogatives, comment peut-on imaginer que cette concertation sera menée en toute transparence ?
Ce ne sont là que trois articles du projet de loi, mais qui résument bien l'esprit de l'institution et du projet qui vont voir le jour.
C'est une vision non pas de l'autorité de l'Etat qui est bien nécessaire dans les périodes de crises, mais d'un véritable autoritarisme !
Cette méthode de gouverner nie, non seulement le travail des élus de la Région qui ont approuvé le SDRIF et qui attendent encore que l'Etat rende son aval sur ce projet régional, mais également le projet de territoire de la CAPS en cours d’élaboration, le projet de SCOTT de la CAPS Europe Essonne et les Ulis, la mise en place de l'Agence d'Urbanisme des quatre intercommunalités concernées par le territoire.
Il ne prend pas non plus en compte les projets citoyens comme « le projet des Pays de Saclay », mené par le collectif d'associations regroupant les AVB, les Jardins de Céres, le triangle Vert et une même une formation politique les Verts Ile de France. Ce projet est exemplaire et à vocation participative. Il démontre que oui, il est possible d’établir une collaboration étroite entre associatif et politique pour définir un projet de territoire ambitieux. Le dialogue, la concertation sont un plus dans la création, et non un frein ou un handicap comme semble le penser le gouvernement !
Ce soir nous demandons plus de transparence et la possibilité pour tous de s'exprimer sur le projet d'aménagement du Plateau. Le projet est colossal et aura des impacts sur l'avenir de la population et du territoire. Les conditions pour saisir la commission du débat public sont donc bien remplies, le faire ou ne pas le faire devient dès lors un choix politique !
A la sensibilité que je représente et au nom de notre groupe « Développement soutenable et Solidarités » il nous est depuis le début tout à fait inconcevable que la Commission Nationale du Débat Public ne soit pas saisie d'une telle question.
Aujourd'hui le débat a lieu dans les instances locales, dans les réunions publiques, et même dans la rue où la pétition pour la demande du Débat Public rencontre un quasi plébiscite. Je ne crois pas être trop optimiste en affirmant que tous, au sein de cette assemblée, sommes conscients de la nécessité de l’organisation du débat public sur l’avenir du Plateau.
Par conséquent, je demande de manière solennelle que cette motion fasse l'unanimité au sein de ce conseil comme « sa motion sœur » à Igny a pu le être votée à l'unanimité en Conseil Municipal le 28 janvier 2009."
LA MOTION A ETE ADOPTEE A L'UNANIMITE
Plus d'informations:
- Synthèse du projet de loi portant à création de l'EPPS
- Tout savoir sur la Commission Nationale du Débat Public
- Le conseil municipal de Palaiseau
17:35 Publié dans Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : debat public, christian blanc, oin, concertation

