09.01.2009
Communique d'Anticor association d'élus et de citoyens contre la corruption
Le Chef de l'Etat vient d'annoncer devant les magistrats de la cour de cassation la suppression du juge d'instruction. Il n'a pas été question en contre partie d'instaurer une véritable indépendance du parquet. . Désormais l'instruction sera dirigée par le procureur.
Cette décision n'est pas le fait du hasard. Elle s'inscrit dans une politique volontariste du Chef de l'Etat et de son gouvernement, tendant à mettre sous tutelle la justice et remettre en cause la séparation des pouvoirs. Rappelons nous, il n'y a pas si longtemps : la dépénalisation des affaires, la grâce présidentielle pour des corrompus, l'obstruction du parquet de Paris sur les délits financiers dénoncée par une juge d'instruction du pôle financier, les pressions exercées sur les juges d'instruction qui ont eu l'impudence d'instruire honnêtement des affaires dans lesquelles l'Etat était mêlé comme l'affaire des frégates de Taiwan, l'affaire Elf et bien d'autres encore. Tout concourt à démontrer que le pouvoir n'a toujours eu qu'un seul objectif, celui de verrouiller les institutions démocratiques et de mettre au pas la justice.
Cette réforme, contrairement aux grandes déclarations qui avaient été faites au début de la crise financière sur la moralisation des affaires, la suppression des paradis fiscaux dans lesquels nos propres banques ont des filiales, laisse la porte ouverte aux pires dérives politico-financières. Et si l'on prend en compte le fait que toutes les grandes affaires politico-judiciaires ont pu être instruites grâce aux juges d'instruction et jamais du fait des parquets, on est certain aujourd'hui, que désormais toutes les affaires qui pourront gêner le pouvoir ne verront pas le jour.
Le Président d'Anticor
Jean-Pierre Roux
08:10 Publié dans communiqué presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corruption, juge instruction
07.01.2009
OIN de Saclay : exigeons un débat public organisé par la Commission nationale du débat public !
La publication en octobre 2008 du rapport du secrétariat d’Etat au développement de la région capitale, annonçant le recours à une OIN « pour le développement d’un cluster scientifique et technologique sur le plateau de Saclay » et la création d’un établissement public pour mettre en œuvre le projet du gouvernement, a relancé la mobilisation contre le projet.
Ce rapport a tout d’une provocation, tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme, le projet de Christian Blanc, établi sans concertation, traduit un profond mépris des acteurs du territoire et des orientations arrêtées par la Région dans son schéma directeur, il renoue avec une planification d’un autre temps, lorsque quelques technocrates omniscients décidaient de tout.
Sur le fond, il défend des orientations inacceptables pour l’avenir du plateau, inspirées par la plus pure vision productiviste : sacrifice de 500 hectares supplémentaires de terres agricoles, déménagement sur le plateau de la Faculté d’Orsay, projet de métro traversant le plateau – ce qui signifie à terme la réalisation d’une ville nouvelle, montrant ainsi que le cluster scientifique et technologique n’est qu’une première étape de l’aménagement du plateau.
La tenue le 10 décembre des « Assises des Pays de Saclay », à l’initiative notamment du collectif des Pays de Saclay (dont les Verts d’Île-de-France font partie des m
embres fondateurs) et de l’Association Terre et Cité, a montré la détermination des acteurs du territoire de faire échec au projet de Christian Blanc. Le principal mot d’ordre sorti de ces assises est l’exigence d’un débat public, organisé par la Commission nationale du débat public.
Un courrier, signé par plusieurs collectifs d’organisations est envoyé à Jean-Louis Borloo à cette fin. Dans le même temps, une pétition est en cours, portant la même demande, que vous trouverez sur le site du groupe local des TroisVallées.
N’hésitez pas à la signer et à la faire signer autour de vous, car l’enjeu dépasse largement le seul plateau de Saclay, c’est l’avenir du territoire régional qui est en jeu.
Dès le début de l’année 2009, le projet de loi créant l’établissement public de Paris-Saclay (voir ci dessous) sera soumis au Parlement : ce projet donne les pleins pouvoirs à l’Etat (ou plutôt au gouvernement) pour décider de l’urbanisme et réaliser des aménagements et équipements au delà même du périmètre de l’établissement public, pour définir les infrastructures à réaliser, qui s’imposeront au SDRIF comme au Syndicat des transports d’Île de France. Le texte ne prévoit pas de débat public, mais une simple concertation : où l’on voit, une fois de plus, la face cachée du Grenelle !
Face à la volonté d’avancer du gouvernement, nous devons montrer la même détermination, sans même attendre le débat parlementaire, dont l’issue dépendra aussi du rapport de forces qui aura pu s’établir sur le terrain.
LIRE LA SYNTHESE DU PROJET DE LOI PARIS SACLAY: Etude de texte ETABLISSEMENT PUBLIC PARIS SACLAY.doc
SIGNEZ LA PETITION POUR EXIGER UN DEBAT PUBLIC: cliquez ici!
15:40 Publié dans Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christian blanc, oin, cluster, silicon valley, améngament
01.01.2009
BONNE ANNEE 2009 !!
10:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


