05.02.2009
Conseil municipal: le plateau de saclay au coeur du débat
Hier soir, lors de la séance du conseil municipal, les élus de la majorité municipal ont débattu d'une motion présenté par l'ensemble des éluEs Verts, PS, PC et PRG, relative à l'organisation du débat public sur le projet d'aménagement du Plateau de Saclay.
Vous trouverez ci dessous le texte de la motion discutée ainsi que le texte de l'intervention de Michel Rouyer, Maire Adjoint chargé de l'aménagement durable.
Motion pour la demande de saisine du projet d’OIN du Plateau de Saclay par la Commission Nationale du Débat Public, proposée par la majorité municipale
Le plateau de Saclay est un territoire exceptionnel mais fragile. Tout projet d'aménagement doit respecter ce qui fait sa qualité, c'est à dire l'équilibre entre le développement d'un pôle de recherche, la préservation de l'environnement, le maintien de l'activité agricole et les besoins des habitants du territoire et des vallées environnantes.
C'est pourquoi nous demandons un moratoire sur les projets d'aménagement et l'organisation d'un débat public au sens de l’article L 121-10 du Code de l’Environnement, qui prévoit la possibilité d’organiser des débats sur des options générales en matière d’environnement ou d’aménagement.
Ce n'est qu'après avoir discuté sur cette "philosophie générale" de l'aménagement du plateau qu'il sera possible de proposer un projet cohérent. Le Conseil Municipal de Palaiseau réuni le 4 février 2009 demande donc à l’Etat de saisir la Commission Nationale du Débat Public en vue de la tenue d’un tel débat.
Face aux dernières annonces de Christian Blanc et à la lecture du projet de loi de création de l'établissement Paris Saclay, le vote de cette motion nous parait d'autant plus important et urgent.
Intervention de Michel Rouyer, Maire Adjoint chargé de l'aménagement durable:
"Face aux dernières annonces de Christian Blanc et à la lecture du projet de loi de création de l’établissement Paris Saclay, le vote de cette motion nous parait d’autant plus important et urgent.
Faut-il encore le rappeler, le projet d'aménagement de M. Blanc remet en cause la réflexion et le travail menés par les élus, les habitants et les associations depuis de nombreuses années. Remise en cause du Schéma directeur d'Ile de France, décisions unilatérales, projets d'aménagements élaborés sans aucune concertation…
Ce soir, en votant cette motion nous disons STOP à cette pratique d'un autre temps et au mépris du secrétaire d'état envers les acteurs du territoire.
Le projet de loi ne fait que renforcer nos inquiétudes quant à l'avenir du Plateau. La création de l'Etablissement Public Paris Saclay – l'EPPS – pour mener à bien les opérations d'aménagement s'inscrit dans la continuité de l'action menée par le gouvernement : l'état décide, les collectivités assistent et se voit dépourvues de leurs compétences, voire se voient contraintes à financer des projets comme l'a proposé Christian Blanc, projets d'aménagement et de transport sur lesquelles elles n'ont plus grand chose à dire !
La simple lecture du projet de loi en témoigne :
- article 2 : l'EPPS s'arroge des compétences dans tous les domaines d'aménagement (y compris en matière d'urbanisme et de politique environnementale). Il exerce le droit de préemption et d'expropriation à la place des communes ;
- article 3 : le conseil d'administration de l'EPPS compte 6 représentants des collectivités sur 17 membres. La voix des collectivités est marginale. Aucuns représentants des usagers, salariés, habitants, des associations ne sont prévus ;
- article 11 : l'EPPS prend la main en terme de définition des objectifs d'aménagement, ainsi que sur l'organisation et la définition des modalités de concertation. Considérant les conditions de création de l'EPPS, ses prérogatives, comment peut-on imaginer que cette concertation sera menée en toute transparence ?
Ce ne sont là que trois articles du projet de loi, mais qui résument bien l'esprit de l'institution et du projet qui vont voir le jour.
C'est une vision non pas de l'autorité de l'Etat qui est bien nécessaire dans les périodes de crises, mais d'un véritable autoritarisme !
Cette méthode de gouverner nie, non seulement le travail des élus de la Région qui ont approuvé le SDRIF et qui attendent encore que l'Etat rende son aval sur ce projet régional, mais également le projet de territoire de la CAPS en cours d’élaboration, le projet de SCOTT de la CAPS Europe Essonne et les Ulis, la mise en place de l'Agence d'Urbanisme des quatre intercommunalités concernées par le territoire.
Il ne prend pas non plus en compte les projets citoyens comme « le projet des Pays de Saclay », mené par le collectif d'associations regroupant les AVB, les Jardins de Céres, le triangle Vert et une même une formation politique les Verts Ile de France. Ce projet est exemplaire et à vocation participative. Il démontre que oui, il est possible d’établir une collaboration étroite entre associatif et politique pour définir un projet de territoire ambitieux. Le dialogue, la concertation sont un plus dans la création, et non un frein ou un handicap comme semble le penser le gouvernement !
Ce soir nous demandons plus de transparence et la possibilité pour tous de s'exprimer sur le projet d'aménagement du Plateau. Le projet est colossal et aura des impacts sur l'avenir de la population et du territoire. Les conditions pour saisir la commission du débat public sont donc bien remplies, le faire ou ne pas le faire devient dès lors un choix politique !
A la sensibilité que je représente et au nom de notre groupe « Développement soutenable et Solidarités » il nous est depuis le début tout à fait inconcevable que la Commission Nationale du Débat Public ne soit pas saisie d'une telle question.
Aujourd'hui le débat a lieu dans les instances locales, dans les réunions publiques, et même dans la rue où la pétition pour la demande du Débat Public rencontre un quasi plébiscite. Je ne crois pas être trop optimiste en affirmant que tous, au sein de cette assemblée, sommes conscients de la nécessité de l’organisation du débat public sur l’avenir du Plateau.
Par conséquent, je demande de manière solennelle que cette motion fasse l'unanimité au sein de ce conseil comme « sa motion sœur » à Igny a pu le être votée à l'unanimité en Conseil Municipal le 28 janvier 2009."
LA MOTION A ETE ADOPTEE A L'UNANIMITE
Plus d'informations:
- Synthèse du projet de loi portant à création de l'EPPS
- Tout savoir sur la Commission Nationale du Débat Public
- Le conseil municipal de Palaiseau
17:35 Publié dans Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : debat public, christian blanc, oin, concertation
07.01.2009
OIN de Saclay : exigeons un débat public organisé par la Commission nationale du débat public !
La publication en octobre 2008 du rapport du secrétariat d’Etat au développement de la région capitale, annonçant le recours à une OIN « pour le développement d’un cluster scientifique et technologique sur le plateau de Saclay » et la création d’un établissement public pour mettre en œuvre le projet du gouvernement, a relancé la mobilisation contre le projet.
Ce rapport a tout d’une provocation, tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme, le projet de Christian Blanc, établi sans concertation, traduit un profond mépris des acteurs du territoire et des orientations arrêtées par la Région dans son schéma directeur, il renoue avec une planification d’un autre temps, lorsque quelques technocrates omniscients décidaient de tout.
Sur le fond, il défend des orientations inacceptables pour l’avenir du plateau, inspirées par la plus pure vision productiviste : sacrifice de 500 hectares supplémentaires de terres agricoles, déménagement sur le plateau de la Faculté d’Orsay, projet de métro traversant le plateau – ce qui signifie à terme la réalisation d’une ville nouvelle, montrant ainsi que le cluster scientifique et technologique n’est qu’une première étape de l’aménagement du plateau.
La tenue le 10 décembre des « Assises des Pays de Saclay », à l’initiative notamment du collectif des Pays de Saclay (dont les Verts d’Île-de-France font partie des m
embres fondateurs) et de l’Association Terre et Cité, a montré la détermination des acteurs du territoire de faire échec au projet de Christian Blanc. Le principal mot d’ordre sorti de ces assises est l’exigence d’un débat public, organisé par la Commission nationale du débat public.
Un courrier, signé par plusieurs collectifs d’organisations est envoyé à Jean-Louis Borloo à cette fin. Dans le même temps, une pétition est en cours, portant la même demande, que vous trouverez sur le site du groupe local des TroisVallées.
N’hésitez pas à la signer et à la faire signer autour de vous, car l’enjeu dépasse largement le seul plateau de Saclay, c’est l’avenir du territoire régional qui est en jeu.
Dès le début de l’année 2009, le projet de loi créant l’établissement public de Paris-Saclay (voir ci dessous) sera soumis au Parlement : ce projet donne les pleins pouvoirs à l’Etat (ou plutôt au gouvernement) pour décider de l’urbanisme et réaliser des aménagements et équipements au delà même du périmètre de l’établissement public, pour définir les infrastructures à réaliser, qui s’imposeront au SDRIF comme au Syndicat des transports d’Île de France. Le texte ne prévoit pas de débat public, mais une simple concertation : où l’on voit, une fois de plus, la face cachée du Grenelle !
Face à la volonté d’avancer du gouvernement, nous devons montrer la même détermination, sans même attendre le débat parlementaire, dont l’issue dépendra aussi du rapport de forces qui aura pu s’établir sur le terrain.
LIRE LA SYNTHESE DU PROJET DE LOI PARIS SACLAY: Etude de texte ETABLISSEMENT PUBLIC PARIS SACLAY.doc
SIGNEZ LA PETITION POUR EXIGER UN DEBAT PUBLIC: cliquez ici!
15:40 Publié dans Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christian blanc, oin, cluster, silicon valley, améngament
18.11.2008
Plateau de Saclay: non au projet de l'état !
Ce blog a été créé aussi dans l'urgence car il nous paraissait important de montrer à quel point nous sommes en désaccord avec le projet de l'Etat :
- de réduire l'espace agricole à moins de 1800 ha (la "sanctuarisation" terme au demeurant assez contestable de 1800 espaces agricoles et espaces verts comprenant les forêts, les dessertes des voies rapides, les golfs et parcs publics permet de réduire jusqu'à combien les terres agricole : 1600, 1500 ?)...
- de déménager la fac d'Orsay sur le Plateau alors que la restauration des bâtiments n'attendra pas les 5 à 10 ans pour réaliser ce projet et que nous sommes écologistes en demandant qu'on reconstruise la ville sur la ville, et non de devoir prendre sur les terres agricoles, faire monter les réseaux les routes et laisser des friches qu'elles soient industrielles, universitaires, ou d'équipements publics
- de faire de l'aéroport de Toussus le Noble un aéroport d'affaire ouvert jour et nuit
- de mettre l'urgence à améliorer les transports en commun existants (lignes B et C du RER) qui en ont bien besoin, et de prévoir un maillage avec les centres d'activité à partir des transports existants plutôt qu'un transport souterrain lourd qui arrivera après la bataille ou les projets de funiculaires dégradant les paysages
- refuser le dispositif de gouvernance de cet OIN par l'Etat, que ce soit un établissement public ou un autre
- de mettre en pratique les dispositions votées par la loi Grenelle 1 en matière d'aménagement du territoire et non de se substituer aux dispositifs régionaux (Schéma directeur d'Ile de France qui attend d'être soumis au Conseil d'Etat) et les PLU des maires de chaque commune, PLH que se sont dotés les agglomérations.
- remettre en place le processus de concertation voué aux oubliettes dans le projet proposé par l'Etat, "à prendre ou à laisser !". Les élus ne sont pas les seuls laissés pour compte, que dire des habitants, de leurs associations, des collectifs qui ont élaboré des propositions concrètes tels que celui des Pays de Saclay ?
Pour nous l'heure est grave et la position de nos confrères élus sur le secteur est à l'heure actuelle une politique d'accompagnement du projet imposé par l'Etat dans l'espoir de l'influer un peu, ce qui ne nous satisfait pas comme position d'élus représentant leurs population en face d'une "véritable prise en main de l'Etat" sur notre territoire.
Télécharger le projet "des pays de Saclay", soutenu par les Verts
Télécharger le projet de l'état, présenté par Christian Blanc: OIN plateau de Saclay
15:53 Publié dans Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christian blanc
22.10.2008
COMMUNIQUE DE PRESSE Les projets de Christian Blanc pour le plateau de Saclay : le retour à l’Etat pompidolien
Le secrétaire d’Etat au développement de la région capitale, Christian Blanc, commence à dévoiler ses projets pour le plateau de Saclay :
• Déménagement de la faculté d’Orsay sur le plateau
• Création d’un transport souterrain pour relier Massy à Versailles
• Bétonnage d’au moins 500 hectares de terres agricoles
Les Verts des Trois Vallées dénoncent une approche totalement passéiste de l’aménagement du territoire. En convoquant les élus locaux pour leur énoncer la bonne parole, Christian Blanc démontre que le fait du prince présidentiel est désormais de mise en Ile-de-France, marquant le retour d’un Etat centralisateur.
Les projets annoncés ne tiennent absolument pas compte du consensus entre les acteurs du territoire, la Région et l’Etat dans le cadre de l’élaboration du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France. Ils ne tiennent pas compte non plus des projets portés par les collectivités locales en terme d’aménagement ni des votes intervenus au niveau local en faveur de la préservation de 2.300 hectares d’espaces agricoles sur le plateau (vote unanime du conseil d’agglomération du plateau de Saclay). Ces 2.300 hectares de terres agricoles sont par ailleurs préservés de toute urbanisation dans le SDRIF voté le 25 septembre dernier par le Conseil Régional.
Alors que vient d’être votée à l’assemblée nationale le projet de loi « Grenelle 1 », Christian Blanc semble être en déphasage total avec ses collègues du gouvernement. Ce projet de loi entend en effet renforcer le rôle des collectivités locales dans l’aménagement du territoire, aménagement devant « lutter contre la régression des surfaces agricoles et naturelles », « lutter contre l’étalement urbain ». Au chapitre concernant « l’Etat exemplaire », celui-ci doit, « pour les grands projets publics », agir en « association la plus large possible de l’ensemble des acteurs concernés dans un esprit de transparence et de participation ».
Les Verts des Trois Vallées s’opposent aux projets totalement déconnectés de la réalité de leur territoire, projets totalement pharaoniques. Ils remarquent qu’aucun financement de ces projets n’est aujourd’hui avancé, alors que des milliards manquent pour réhabiliter la faculté d’Orsay, remettre à niveau et développer les transports en commun en région Ile-de-France.
Les Verts souhaitent que le projet de développement de l’université et de la recherche concernant le territoire de la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay prenne en compte les objectifs des élus locaux, du département et de la Région. L’aménagement du territoire ne peut aujourd’hui se faire sans la population et les élus.
Les Verts des Trois Vallées
Marie-Pierre DIGARD, 1ère adjointe au maire d’Orsay, vice-présidente de la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay, Conseillère Régionale d’Ile-de-France 06 74 87 22 49
Jean-Francis RIMBERT, conseiller municipal d’Igny, vice-président de la CAPS
Arnaud DESCHAMPS, conseiller municipal de Palaiseau, vice-président de la CAPS
Michel ROUYER, adjoint au maire de Palaiseau, conseiller communautaire CAPS
Jean-Vincent PLACE, président du Groupe des élus verts au conseil régional d’Ile-de-France
Guy BONNEAU, conseiller régional d’Ile-de-France
Christophe de MONTMOLLIN, responsable du groupe local des Verts des trois vallées
13:20 Publié dans Espace Presse, Plateau de Saclay | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saclay, christian blanc

